Comprendre l’allogreffe (don de cellules souches hématopoïétiques)

L’objectif d’une telle greffe est de remplacer progressivement les cellules de la moelle osseuse du patient receveur par celles provenant d’un donneur ou d’une donneuse compatible et surtout non malade. Il s’agit d’une greffe de cellules souches hématopoïétiques (CSH), plus couramment appelée « greffe de moelle osseuse » ou « greffe de moelle ». La moelle osseuse héberge en effet ces fameuses cellules souches qui sont à l’origine des globules rouges (mais aussi des globules blancs et des plaquettes).

Deux types d’allogreffes existent :

  • Les greffes familiales : lorsque le donneur ou la donneuse vient de la famille de la personne greffée. Par exemple, la probabilité d’être compatible à 100% entre frères et sœurs est de 1/4. Ces greffes ont le taux de réussite le plus élevé. Il est aujourd’hui aussi possible d’effectuer des greffes avec des donneurs familiaux compatibles à seulement 50% (« haplogreffe »)
  • Les greffes issues d’un donneur ou d’une donneuse de fichier : lorsque la personne malade ne présente pas de donneur familial, il est possible de l’inscrire sur une liste d’attente pour une greffe venant d’un donneur inscrit sur un fichier de donneurs volontaires. Le choix du donneur est indépendant de son lieu de résidence (y compris d’un pays à l’autre) mais repose en premier lieu sur la compatibilité biologique avec le patient